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 Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]

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Il'lianha Elros
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Messages : 504
Âge : 26
Localisation : Partout où le silence sera mon seul compagnon
Humeur : Avec quoi rime misantrophie?

Feuille de personnage
Âge: Qu'est ce que ça peut te faire ? ...17...
Estremoz/Staï: Une amethyste monté sur un anneau d'or.

MessageSujet: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mar 8 Nov - 0:25



Nom:
Elros

Prénom: Il’lianha
Age: *hausse un sourcil, faites ch*er*… 17.

Clan: Celeste…Pour la forme, mais sinon, je les déteste tous.

Première spécialisation : Air
Deuxième spécialisation : Eau
Troisième spécialisation : Lumière

Staï: Une améthyste monté sur un anneau d’or.





A quoi est-ce que je ressemble ? Ça vous intéresse tant que ça ? Par quoi commencer ?
Le plus visible certainement, mon corps et ses formes. Certains les trouveront agréables, d'autre sans intérêt, moi, je me contente de penser que si il y a mieux que moi, il y a aussi pire. Je me fiche que l'on me trouve à son goût, je considère ne manquer de rien.
Fine et élancée, l'entraînement physique que je m'impose a développé finement mes muscles.
En ce qui concerne mon visage, je dirais qu'il est comme le reste, fin, sa forme légèrement triangulaire fait légèrement remonter mes pommettes encadrant un nez fin et aquilin.
Quant à mes cheveux, que je porte le plus souvent attachés en une haute queue de cheval ou tressés, sont longs et aussi noirs que la nuit. Aussi noirs que le plumage d'un cordeaux, faisant ressortir la blancheur de ma peau, me donnant l'air d'une poupée de porcelaine, frêle, fragile.
La seule particularité de mon physique sont mes yeux, légèrement bridés, ils sont aussi bicolores: le gauche bleu indigo, le droit vert émeraude.
C'est à croire que l'ascendance de ma mère à refusé de laisser la place à celle de mon père.
En ce qui concerne mon style vestimentaire, je ne tolère que des couleur sombres, noire, bleu, violet, rouge, tant que c'est foncé, ça me va.
J'affectionne tout particulièrement les jean, moulant de préférence, les chemise cintrée et les corsets ou serre taille, en cuir de préférence.
Les talons haut ne me font pas peur, en conséquence, je porte souvent de hautes bottes noir, lassés sur le tibia, même si il est plus fréquent de me voir avec un paires de Doc Martens au pieds. Pour finir, j'aime à me dissimuler sous un long manteau noir au col relevé.
Petit détails s'il en ai, mon oreilles droite et percées depuis le lobe jusqu'au cartilage supérieur, trois trous ornent la droit en partant du lobe et un anneaux d'argent trône sur le cartilage supérieur. J'ai également un piercing discret au nez.




Parler de soi est toujours quelque chose de compliqué. Vous ne me percevrez certainement pas de la même façon que moi.
Sachez simplement que je considère avoir un fort caractère, tout simplement parce que je ne supporte pas que l'on me rabaisse, que l'on me prenne de haut, que l'on se moque de moi et pire que tout que l'on me manipule.
Je n'aurais pas la vantardise de prétendre que l'on ne peut m'imposer quoi que se soit, de quelque manière que se soit. Je ne suis pas un être exceptionnel, je n'échappe pas plus que les autres à la manipulation. Seulement, quand je m'en rends compte, ma réaction est très rarement douce.
Je ne suis pas non plus quelqu'un d'extrêmement ouvert, tant par timidité que par méfiance.
J'ai du mal à aller vers les autres, non pas que je crains leur jugement, non pas non plus qu'ils ne m'atteignent d'une quelconque manière, mais savoir que des inconnus qui se permettront de me toiser, me jugeront sans rien savoir de moi m'énerve.
En conséquence, je m'astreins le plus possible à ne jamais juger qui que se soit, ou quoi que se soit. Je trouve cela injuste, tant de chose m'échappe chez les autres et leur situation, quel droit ai-je de porter un jugement selon mon propre ressentis ?
Certainement penserez vous que je suis indifférente à tous, c'est certainement le cas, après tout, je n'aime certes pas juger par manque d'objectivité, mais je me fiche totalement de ce qui peut se passer autour de moi, si ça ne peut servir mes projets. A vrai dire, les gens m'exaspère plus qu'autre chose.
Que dire de plus ?
Il me semble que je suis quelqu'un de déterminé, j'aime atteindre mes objectifs et me donne toujours les moyens pour cela.
Courageuse? Peut être, peut être pas, tout dépend de la situation.
Je ne suis pas ni insensible, ni intouchable.
Mais je tente tant bien que mal de vaincre mes peurs connues et celles que je me découvre.
Je ne la craint pas, je sais qu'elle aide à avancer.




Ma fille
Te souviens-tu du temps ou la forêt nous appartenait ?
Là ou nous étions en sécurité, cachés du ciel et de ces Anges qui ne nous aimaient pas ?
Te souviens-tu de Son regard, lorsqu’Elle levait les yeux pour apercevoir le ciel à travers les branches ?
Ce ciel qui lui manquait et ces Anges qu’Elle n’a jamais cessé d’aimer. Certainement les aime-t-Elle encore.
Te souviens-tu de se jour maudit, ma Fille ? Celui où notre monde c’est écroulé. Il était pourtant si petit, si inaccessible.
Je vous pensais en sécurité et je me suis trompée, je vous ai perdu se jour là.
Le jour ou Elles ont disparus, emportant ton sourire, te poussant à partir, me laissant seule avec ma conscience torturée.
Mais je ne t’en veux pas.
Je t’aurais suivie, je l’aurais tellement voulu.
Je me contenterais de t’attendre, j’ai confiance, tu reviendras, avec ton Sourire.
Avec Elles.
Alors, je pourrais ouvrir les yeux.
Rien n'aura changé.
Nous recommencerons à vivre.
Comme avant.


Une batarde
- Tu n’aurais pas dû la garder ! Tu ne devrais même pas rester ici !
-Merci Grande sœur, tu devrais repartir maintenant.
Un regard qui s’attarde, un faible sourire, un mouvement furtif dans l’air et de nouveau le silence.
Dans cette maison, toute simple, sans fioriture, cachée dans la forêt, entourée par la neige et les montagnes, un bébé vient de naître. Dans son malheur, il a la chance de ne pas être illégitime, mais il n’en reste pas moins un bâtard.
Le jour où cette Ange est tombé du ciel, le jour où cet homme, ce simple humain, l’a sauvé, à scellé le destin de cet enfant, qui jamais ne connaitrait l’amour que de ses parents.


Le reste du monde le haïrait.

Parce que sa mère n’avait pas exhaussée les vœux de sa famille, parce qu’elle était partie. Parce que ce départ avait causé le malheur de la famille de son sauveur, qui l’avait défendue contre vents et marrés, trahissant les engagements ancestraux de sa famille envers les ennemis mortel de son aimé.
Non cet enfant n’était pas illégitime, il était même désiré, considéré comme un cadeau pour ses parents, mais pour le reste du monde, il était la trace d’un destin non désiré, de morts tragiques, de trahisons et de la perte d’un fils et d’une fille.


- Plus de retour en arrière possible.
L’Ange lève les yeux sur son aimé et lui sourit tendrement, serrant contre elle sont plus beau trésor.


- Je n’en avais pas l’envie.
Elle promène sont regard dans la pièce sobrement meublée, un lit, une commode sur laquelle était posé un miroir, une grande armoire et des bougies diffusant un faible lumière apaisante, dans ses bras, son enfant dort déjà.


- Nous serons bien ici, à l’abri des regard, juste toi, moi et Il’lianha.
L’homme lui sourit et passe une main dans la longue chevelure d’encre de l’Ange, son Ange.


Ses Anges.
Enfance, six ans plus tard.
« Je courais dans la forêt, je courais si vite et depuis si longtemps que mes jambes semblaient brûler, mais ça n’avait pas d’importance, j'étais libre.
Je savais, j'entendais des pas dans son dos, j'étais suivie, de près, mais je ne voulais pas qu’on me rattrape.
Bientôt, l’issue de la course se profila devant moi et j’accélérai autant que possible. J'évitai facilement les racines des pin centenaires qui m'entouraient et surgissaient du sol subitement sous mes pieds, ou les branches basses qui menaçaient d’abîmer mon visage. Cette agilité, cette souplesse, je les tenais de mon père. C’est lui qui m'a appris à courir à travers les bois et la neige sans jamais tomber.
Bientôt, il m'avait promis, il m'apprendrait à tenir une arme.
Mais pour l’instant, je devais atteindre cette porte qui se profilait devant moi. Enfin, je pu poser la paume de ma main sur le bois massif formant la porte d’entrée d’une petit maison toute simple dressée dans une petite vallée cachée dans les montagnes canadiennes. Je me retournai, un sourire triomphant collé au visage.


« J’ai gagné!! J’ai gagné !!! »
Dans mon dos, la porte s’ouvrit et je criais de plus belle.


« J’ai gagné !!! Tu as vu Maman, je suis arrivée la première ! »
Ma mère souri et passa une main dans mes cheveux d’encre, tenant dans ses bras ma jeune sœur, à peine née, avant de lever les yeux sur l’homme qui arrivait vers nous et lui sourire, sereine, heureuse.»



Jamais Elle ne pourra dire qu’elle à été malheureuse. Au contraire, elle sait que son enfance à été belle. La plus belle enfance que l’on puisse espérer, fait de jeu, d’amour et de valeur acquises en douceur, au fil du temps.
Une sœur, deux ans plus tard.
« - Laisse moi monter !
- Non, tu va te blesser, maman à dit que tu n’avais pas encore le droit !
- Mais je suis grande maintenant !
Perchée sur les premières branches de l'immense chêne centenaire qui offrait de l’ombre à la maison les jours de grand Soleil, mes longs cheveux noirs noués en une tresse pendant dans mon dos, je riais.


-Tu tiens à peine sur tes jambes.
Sous moi, ma jeune sœur, croisa les bras sur sa petite poitrine et prit un air boudeur.
Dans les branches, je soupirai et me laissai doucement glisser au sol pour me poser souplement devant ma sœur avec un doux sourire, je m’accroupis et lui ébouriffai les cheveux.


- Bientôt, tu pourra et Maman te fera découvrir le ciel vu de la haut.
Je désignais la cime de l’arbre sur lequel j’étais perchée, de la haut, la vue sur notre petit coin de paradis et le blanc qui l’entourait était imprenable.


- Tu viendras avec nous hein ?
Je souris en hochant la tête.


-Comme ça je pourrai me moquer de toi, rigolai-je
Devant l’air vexé et boudeur de ma petite sœur, mon rire redoubla.


- Mais oui, je t’aiderai aussi. Toujours avec toi. Assurai-je avec un sourire levant une main.
Ma petite sœur sourit, l’air soulagée et frappe avec vigueur dans la main que je tendais. »



Plus qu’une sœur, une moitié d’âme, un complément essentiel.
Toujours ensembles, devinant les pensées de l’autre, partageant le même amour.

Mepris, cinq ans plus tard
« -Aller Së’linhe ! On va être en retard.
Je trainais ma sœur cadette sur le chemin. Toutes deux habillées de bottes, d’un pantalon en cuir et d’une chemise blanche, je portais un sabre long et courbé à la ceinture.


- Mais j’ai pas envie. Je fais que te regarder avec papa, je m‘ennui, c‘est nul !

Jetant un coup d’œil par-dessus mon épaule, je souris à ma petite sœur et m’arrêtais pour m’accroupir face à elle et lui envoyer une pichnette sur le front qu’elle se frotta en me lançant un regard boudeur.


-On apprend bien plus en regard, papa te l‘a déjà dit pourtant ! Un peu de patience, bientôt, tu pourra choisir ton arme et tu la maitrisera aussi bien que papa.
- Tu crois ?

Je me contentais de sourire pour toute réponse et lui ébouriffais les cheveux.
Elle me rendit mon sourire et eu l’air rassurée, nous reprîmes notre route. Bientôt, le chemin, jusque la entouré de pins, d’épines et de flaques de neige fondue, s’ouvrit doucement sur une petit clairière, ronde, au centre de laquelle reposait une pierre dressé vers le ciel. Vestiges d’une ancienne et disparu civilisation indienne dont ma mère se plaisait à nous conter l’histoire.

L’endroit était si calme, si apaisant. Pourtant, des éclats de voix nous atteignirent de plein fouet, nous avions si peu l’habitude de voir ou même entendre d’autre personnes que nos parents, encore moins dans cette endroit.


-Tu ne comprend pas! Je dois te ramener avec moi!

Fronçant les sourcil, je m’avançais, forçant ma sœur a rester derrière moi, alors que sa curiosité la poussait en avant.


- Papa ?
M’avançant prudemment, je remarquais mon père, acculé contre la pierre par un homme de sa taille, de sa carrure, brun, la ressemblance était frappante.


- Lili, Së, allaient courir, on commencera plus tard.

Les deux hommes avaient tournés la tête vers nous et je déglutis, mise profondément mal à l’aise par le regard que l’inconnu posait sur nous, instinctivement, je tirais ma sœur derrière moi, la protéger avant tout.


- C’est pour ça que tu veux rester? Que tu as abandonné ta famille et les espoir qui reposait sur toi? Pour ses batardes?
Le sens des paroles de cette homme m’atteignit en plein cœur. Au moins autant que toute la haine que je pouvais lire dans ses yeux.
Je ne comprenais pas pourquoi cet inconnu qui ne nous connaissait absolument pas nous haïssait tant.


-Je vais t’en débarrasser, tu n’aura plus qu’à me suivre.
Reculant d’un pas, je déglutis, lançant un regard alarmé à mon père, alors que l’inconnu avait dégainé deux courtes lames et je jetais sur moi et ma sœur.

Je ne compris pas bien la suite qui se passa beaucoup trop vite, mon père c’était élancé derrière l’inconnu, je ne l’avais pas vu dégainer son sabre et je n’avais pas eu le temps de dégainer le mien, mon père étais déjà entre ma sœur, moi et l’inconnu.


-Ne les touche pas.
Je n’avais jamais entendu mon père employer se ton là, j’en avais froid dans le dos.
Les deux combattants s’éloignèrent légèrement de nous, mais il était clair que l’inconnu cherchait toujours à nous atteindre et chaque fois, le regard qu’il posait sur nous me faisait peur.
Je ne comprenait pas pourquoi il nous haïssait, qu’avions nous fait?

Sans que je puisse comprendre comment, mon père se débarrassa de son adversaire et me mis en déroute.
Il disparu dans la forêt, blessé à ce qui me semblait.
Mon père nous ramena à la maison et ne parla plus jamais de cet incident, malgré nos questions.
Tout ce que je savais, c’est que l’union de mon père et ma mère était contre nature, punis par leur parents, parce qu’ils n’étaient pas de la même race, n’avaient pas les même convictions et mode de pensée, au fond de moi, je savais que c’était cette différence qui motivait la haine de l’inconnu et cette certitude me mettait hors de moi.
Sans nous connaitre, on nous jugeait, juste parce que nous étions différente.
Depuis ce jour, je décidais que personne n’aurait le droit de me juger. »




Un pouvoir étrange, deux ans plus tard
« Deux ans déjà depuis l’incident dans la foret et impossible d’apprendre quoi que se soit de la bouche de mes parents.
D’ailleurs, quand j’avais tenté d’en parler avec ma mère, elle avait paru horrifiée et c’était enfermée de longue heures avec mon père. Et les éclats de voix qui nous parvenait à travers la porte ne présageait rien de bon pour lui, ce que confirma le regard qu’il me lançant quand ma mère le libéra enfin.
J’avais fait une gaffe, mais je voulais savoir. Connaitre leur histoire, comprendre pourquoi leur union avait tant déplu, alors qu’ils ne semblaient pas si différent l’un de l’autre ou des rares autres personne que nous avions pu rencontrer.
L’inconnu de la foret n’était même pas si différent que ça de ma mère.

Alors pourquoi nous détestait-il autant ? Qu’avions nous fait pour mériter autant de haine ?
Je voulais savoir à tout prix, mais cette fois encore, alors que j’avais abordé le sujet avec mon père, il m’avait envoyé sur les roses.


- Mais j’ai le droit de savoir ! Tentais-je désespérément en le suivant, alors qu’il rentrait dans la maison.
Dehors, c’était l’hiver, la neige avait repris ses droits sur notre petite vallée, nous coupant du reste du monde. Mes parents aimaient tous particulièrement cette saison, certainement parce que personne ne pouvait venir nous chercher à cette époque, quelque fut la raison.


- Non, au contraire, ce ne sont que des vieilles histoires, du passé, ça ne sert à rien de ressasser tout cela.
- Mais…
- Cesse donc de poser des questions ! Me coupa mon père en haussant le ton.

Son regard dur me fit légèrement reculer. Il était en colère…Je le mettais en colère.
Mais soutenant comme je pus son regard, je refusais de me démonter et refis un pas en avant, haussant légèrement le ton moi aussi.


- Mais il aurait pu nous tuer !
Perdant patience, mon père se retourna, me fusillant une nouvelle fois du regard, il avala la faible distance qui nous séparait d’un pas et m’attrapa par le bras, pour m’empêcher de reculer.
Pour la toute première fois de ma vie, en plus de regretter d’avoir insisté, j’avais peur de mon père et de sa colère.


- Cesse de parler de cette histoire !! Ça ne te regarde en rien tu m’entend ! Contente toi de ce que tu sais et c’est tout ! Hurla-t-il alors que je tentais d’échapper à sa poigne de fer et son regard incendiaire.

Mais alors que j’allais parvenir à lui échapper, il se passa une chose étrange. J’eus l’impression qu’une porte s’ouvrait dans mon esprit, me donnant accès à des informations, des faits, non des souvenirs que je ne connaissais pas.
Pour cause, à en croire les images terrifiantes qui défilaient dans mon esprit, ils appartenait à mon père.
Quand se dernier me relâcha enfin, je tombais sur le sol, interdite.


-C…C’était…L’homme dans la forêt…c’était…ton …frère. Bredouillais-je alors que mon père tournait les talons.
Il s’arrêta, stupéfait, se retourna et me rejoint avant de se mettre à ma hauteur.
Je levais sur lui des yeux horrifié.


- Et tu n’est pas humain…Maman et toi, vous…vous n’êtes pas…humain, soufflais-je, me prenant la tête entre les mains pour essayer d’oublier ses images, des larmes roulaient sur mes joues.

- Il fallait bien que ça arrive, murmura mon père au dessus de moi.

Je sentis ses mains se refermer sur mes poignets et il m’obligea à me lever pour me pousser jusqu’au canapé sur lequel il m’assit.


- Selena, tu devrait venir, appela-t-il.
J’entendis ma mère pousser la porte de la cuisine et nous rejoindre, mais je n’osais pas levers les yeux sur elle…Elle n’était pas humaine!



- Ou est Së ?
- Dans sa chambre, répondit ma mère d’une voix blanche, certainement avait-elle compris ce qu’il se passait…qu’elle chance elle avait.

Mon père s’assit sur la table en face de moi et ma mère à mes côtés, sur le canapé, mais alors qu’elle tentait de me réconforter en me serrant contre elle, je la repoussais, effrayée par toutes les images qui défilaient encore dans ma tête.
Dans cette vision, c’était le visage de ma mère que je reconnaissais, mais ce n’était pas sa façon d’agir, ses expressions, ses mots…c’était une étrangère.


-Finalement, il semblerait que nos affaires te concerne maintenant.
Durant les heures qui suivirent, ma mère et mon père m’apprirent leur passé.
Il en ressortait que je n’étais pas humaine non plus et que je devais partir… »



L‘apprentissage devait commencer.
Elle avait un don. Le même que sa mère. Plus que ça, elle devenait une autre, la petite fille était morte, la Celeste venait de naitre.

Le départ, deux mois plus tard.

« - Mais pourquoi je dois partir avec…lui ???
Je désignais l’homme qui vivait chez nous depuis à peine une semaine.
Il ne m’inspirait aucune confiance. Il était grand, trop pour que se soit naturel, très fin. Pas maigre non, mais plutôt sculpté par entrainement certainement intense, il portait ses cheveux noir nuit attaché en une queue de cheval basse et ses yeux bleu tranchaient étrangement avec sa peau halée.
Il devait avoir à peu prés le même âge que mon père et je savais qu’il était Hunter, comme lui et qu’il servait les Célestes, comme ma mère…et moi.
D’ailleurs, c’était pour moi qu’il était là. Pour m’entrainer.


- On en a déjà discuté Lili, tu sais bien pourquoi nous ne pouvons assumer ton entrainement.
Je tournais les yeux vers ma mère, assise sur la canapé à côté de moi. Croisant les bras sur la poitrine, je me renfonçais entre les épais coussind.


- Je vois vraiment pas l’intérêt de m’entrainer à quoi que se soit, râlais-je faisant preuve de toute la mauvaise foi dont j’étais capable.
-Lili...soupira mon père.
Posséder des dons sans être capable de les maitriser pouvait s’avérer dangereux, surtout que, d’après ce que j’avais compris, les dits dons devaient évoluer. J’avais déjà bien assez à faire avec celui que je venais de me découvrir.
Le copia…Une belle plaie!



- Aller, tu as assez ralé !

Je sursautais légèrement en entendant la voix grave d’Alec…Mon maitre s’élever. On ne pouvait pas dire qu’il était du genre bavard et l’entendre m’adresser la parole me surprenais toujours.
Il se saisit du léger sac que j’avais préparé la veille avec l’aide de ma mère, je soupirais une énième fois et me levais à contre cœur.
Je n’avais aucune envie de partir avec cet homme qui m’effrayait et laisser derrière moi tout ce que je connaissais. Laisser ma sœur…Elle ne savait même pas.

Alec me tendit mon sac et sortis de la maison. Je devais le suivre.
Je me tournais vers ma mère qui me sourit, les larmes aux yeux. Comme si je n’allais jamais revenir, ce n’était pas très rassurant. Pourtant, quand elle me serra dans ses bras, j’eus du mal à retenir mes larmes.
Quand elle me lâcha, je saluais très vite mon père et sortie de la maison pour suivre Alec, tentant tant bien que mal de ne pas me retourner.
J’avais eu une semaine pour me faire à l’idée de ne plus voir ma famille tous les jours.


Je reviendrais bientôt de toute façon et je les retrouverais tous! »
Retour, 2 ans plus tard.
« Comme je chérissais ses quelques jours qui m’étaient offerts. Ceux où je pouvais rentrer chez moi, retrouver ma sœur, faire preuve de mes progrès, retrouver des habitudes que je ne perdrais certainement jamais.
Ma famille était tout pour moi. Même si j’avais appris au fil du temps à apprécier Alec, ma famille me manquait cruellement.
Paradoxalement, quand Lui m’autorisait à retourner les voir, c’était Lui qui me manquait cruellement. Malgré tout ce qu’il pouvait me faire subir, je l’aimais…bien.

J’aimais toujours finir trajet qui me séparait de chez moi à pieds, après des heures de transports en tout genre, pour me vider la tête de tout ce que j’avais pu voir, découvrir et apprendre. Même après deux ans avec Alec, j’en apprenais encore tous les jours.
Ma mère disait que je n’arrêterais jamais d’apprendre, alors, je faisais toujours attention à garder l’esprit ouvert.
De toute façon, je savais parfaitement que j’étais loin d’avoir atteint un contrôle parfait de mon don et qu’il m’en restait encore beaucoup à développer.

Ce jour là, alors que j’approchais de la maison, une sensation de vide m’étreignait le cœur.
Plus j’approchais, plus une odeur que je connaissait bien me chatouillait les narines. Celle du brulé. Affolée, je me mis à courir sur la faible distance qui me séparait des miens, la peur m’oppressait. Bientôt, l’immense chêne dans lequel je grimpais souvent avec ma sœur pour admirer notre refuge fut en vu, mon foyer en revanche…

Il était en ruines. Des ruines encore fumantes. Horrifié, sans réfléchir, je m’élançais à la recherche de mes parents et de ma sœur, avec le sentiment que j’étais de toute façon seule au monde.
Je me trompais.
Mais de peu.
Je ne trouvais que mon père, allongé à même le sol, une lèvre et une arcade fendue, l’épaule et l’abdomen en sang, des larmes intarissable roulant sur ses joues.
Quand il m’aperçut, il parut soulagé, mais je pouvais tout de même lire la souffrance sur ses traits. Je me précipitais vers lui, tombant à genoux prés à ses côtés et tentais de contenir le sang qui s’échappait de ses blessures.



-Lili, tu es revenu, tu va bien, dit-il l‘air soulagé. Lili, tu es rentré, tu va bien.
Je me contentais d’un hochement de tête et lui lançais un regard aussi affolé qu’interrogatif, mais il ne me laissa pas ouvrir la bouche.


- Ils…ils…sont venu Lili… ils…les…les…ont prise… souffla-t-il, ces simples mots semblaient terriblement lui couter. Ils venait pour ramener ta mère… Mais…mais, ils…ils les ont…prise toutes…les deux…
- Chut, ne dis plus rien, ne te fatigue pas.
Soignant ses plaies comme je le pouvais, j’utilisais mon téléphone pour appeler de l’aide.

Je savais que l’union de mes parents n’avait pas été approuvé par leur famille, je savais aussi que c’était pour cela que nous vivions caché, presque reclus. Mais j’ignorais que la rancune de leur famille était si tenace.

Les secours ne tardèrent pas trop et je bénissais l‘été. Si la neige avait eu repris ses droits sur notre Vallée, mon père serait certainement mort, mais son absence permit aux secours de nous atteindre rapidement. Et les questions avec.
Encore sous le choc, je fis de mon mieux pour inventer une histoire, utilisant tous ce que j‘avais pu voir et apprendre du monde avec Alec. Par miracle les autorités gobèrent mon histoire et mon père fut amené dans un petit hôpital, caché sous une fausse identité.»



Elle partit, laissant son père, dans un profond coma et son cœur au pied de son chêne centenaire qu’elle avait si souvent escaladé et qu’elle ne reverrait certainement jamais. Il veillerait sur les cendre de ce qu’avait été sa vie.
Elle partit avec une seule idée en tête.
Les autres n'auront plus d'importance, presque plus d'existence, si elle ne peuvent lui servir et quiconque se dresserait sur son chemin s'exposerait à une annihilation de son existence considéré dés lors comme inutile et misérable.
Un nouveau départ, une semaine plus tard.
« -Ou pourrais je les retrouver ?
- Lili…c’est dangereux.
Un regard noir mais pas de réponse, je n’en voyais pas l’intérêt, Il savait mieux que quiconque que le danger m’importait peu. Il n’y avait plus qu’une seule chose qui comptait.


- Commence par Eisblum. Il te faudra être prudente, les gens comme toi sont monnaie courante la bas, la guerre fait rage et la technologie mise à son service la rend plus meurtrière encore. La bas, les gens sont prés à tout pour survivre et atteindre leur but.
-Moi aussi. Que dois faire pour parvenir à acquérir de nouveau don ?
- Te venger ne réveillera pas ton père.
- Je n’ai personne à vengé. Alors, que dois faire ?
Un nouveau soupir. Peut être a-t-Il deviner que me dissuader de quoi que se soit serait une bêtise, pourtant, avec sa force, il en avait la possibilité.


- Te battre, gagner…Tuer.
Je hochais simplement la tête et tournais les talon, laissant mon regard s’attarder un instant sur mon père, profondément endormis sur son lit d’hôpital. Mais avant de sortir de la chambre, je tournais la tête.


-Merci Alec…au revoir.
Je n’attendis pas de réponse et refermais la porte, le regard dur.
Je savais ce qu’il me restait à faire et je ne laisserais personne m’en empêcher. »

Marque: une rose ouverte et sa tige sur l'intérieur du poignet droit, qui évoluera en rosier jusqu'a recouvrir tout l'avant bras.

Autres: A vous de le découvrir ;p








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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 8:22

Woo, woo woo! Ca c'est de l'histoire!
Elle est super! ^^

Il manque juste un truc pour que je te valide : la description et l'emplacement de la marque qui apparaitra lorsque ta première spécialisation apparaitra et qui se développera avec l'apparition des autres spécialisations et du ginx.



En tout cas bienvenue!!!!!

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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 10:22

Willkomen!! cheers

Well ta story est trooop classe! et vlà plus que les marques de lumière et ce sera bon!

amuse toi bien ^^

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Il'lianha Elros
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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 10:37

Mais...mais...*fond en larme* Comment vous êtes cruelles, j'ai le cerveau en compote moi T.T

tongue


Z'y avez cru hein??? Je fait ça toute de suite^^

Mici^^


Dernière édition par Il'lianha Elros le Mer 9 Nov - 13:06, édité 1 fois
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Nymphadora
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Humeur : Je ne sais pas trop... ce matin encore, je ne me rappelais pas mon propre nom, pour vous situer.

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Âge: D'après ma carte d'identité, y parait que j'ai 23 ans.
Estremoz/Staï: J'avais un collier... maintenant je ne l'ai plus, mais j'ai un chien. Coïncidence ?...

MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 10:54

Hellooooooooooooooow XDDDDDDDDDDD Comme on se retrouve ? U_u
En tout cas contente de te récupérer parmi nous, bienvenuuuuuuuue ^^

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Emrys
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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 11:40

Et voila je te valide ^o^

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la confiance n'est confiance qu'absolue


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Il'lianha Elros
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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 11:45

*soupir de soulagement...sort une idée du tréfonds de son inspiration...au fond des chaussettes XD*

Merciiiiiiiiiii!!!!


Dernière édition par Il'lianha Elros le Mer 9 Nov - 13:07, édité 1 fois
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Adam
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Humeur : Perdu.

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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 11:58


    Une fiiiiiiiiiille !
    //SBAFF// < Lux

    Bienvenue ! *s'incline*
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MessageSujet: Re: Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]   Mer 9 Nov - 13:17

Bienvenue Very Happy

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Lili, mais pour les intimes, soit...personne [ fini]

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